Strophes numérales – Poésies 2016

Distique du refus

Rester seule à résister pour oublier

Te laisser m’oublier

 

Comme un processus insoutenable.

Une insoutenable perte de soi.

 

Je veux te posséder tout entier.

Je veux des heures à tes côtés.

 

C’est une perte de soi.

Tout autant une quête de toi.

 

Attends ! Attends !

Ces instants mémorables,

 

Je veux juste les redire, les écrire, que ça sorte de moi.

Je me sens la force d’une amante racinienne.

 

Je me sens de faire mienne

La richesse des émotions d’un roi.

 

Tercets de la convoitise

A ta peau aucun sourire ne s’arme

La foule te croise sans humilité

L’envie de pleurer des larmes qui s’agacent

 

Le mépris la rage la culpabilité

Emprisonnent le désir dans un lendemain

Stérile et vain

 

Tu veux te dérober partir

La passion des poètes le talent des musiciens

Te pousse à murir

 

Le parfum d’une danse

Esquisse de promesses

D’un avenir sans inconstance

 

Dans une harmonie débauchée

Une ardeur au mérite

Détente des dignités

 

De la foule qui s’irrite

La paix arme des souverains

L’amour arme des altruistes

Quatrains au soleil auroral

Quand ton ombre tombe sur ma bouche

Pour m’empêcher d’aimer

M’obsède et me tue d’un désir foudroyant

J’étouffe dans un sommeil avide, vertigineux

 

Ma vaine inimitié n’obtient qu’angoisse

Et douleurs de ne jamais te revoir

L’oubli de ton regard

Comme unique salut pour mon enfant

Quintils du désir amoureux

De son gant d’air

Ta peau

Exploite les infinités de ma chair

Elle explore en frissonnant

L’essaim de sa moitié

 

Je voulais en t’aimant

T’offrir la même douceur

Le même parfum

Je te chéris à l’absolu

Sans boniment authentique

 

Je suis partout à la fois

Et dans tous mes états

Mon corps pénétrable

Me bouleverse

En une pensée quantique

 

La violence de ton image

M’attire chaque nuit

Dans un songe sybarite

Puis j’essore à l’éveil

Un cœur gorgé d’un dégluti concupiscent

 

Mais dans ton silence j’entends

La magnificence du souvenir négligé

L’indifférence du désir

Les mots dans la brutalité

La méprise de deux amants

 

Alors s’étendent à nos enfants

L’exhalaison du tourment

L’exhortation aux cris des larmes

Et dans la déraison

Une rivalité sans puissance

 

Sizains de la colère

A ta peau aucun sourire ne s’arme

La foule te croise sans humilité

L’envie de pleurer des larmes qui s’agacent

Le mépris la rage la culpabilité

Emprisonnent le désir dans un lendemain

Stérile et vain

 

Tu veux te dérober partir

La passion des poètes le talent des musiciens

Te pousse à murir

Le parfum d’une danse

Esquisse de promesses

D’un avenir sans inconstance

 

Dans une harmonie débauchée

Une ardeur au mérite

Détente des dignités

De la foule qui s’irrite

La paix arme des souverains

L’amour arme des altruistes

Les septains de la fille du pêcheur

A l’aube alors

Que je filais vers l’Est

Mes pieds s’endolorissaient

De roches sèches

De brindilles mortes

Que chaque foulée

Laminait

 

Alors je m’éloignais

Du douloureux labeur

Des violentes restrictions

Imposées dès l’enfance

Dans cette maison de pêcheurs

Que je souhaitais

Oublier

 

Alors j’effaçais

A chaque nouvelle meurtrissure

Les souvenirs périlleux

Les excès injurieux

Que nous subissions

Par le pêcheur

De la maison

Chant du Huitain

Que l’ombre la garde

Encore un peu dans son rêve

Qu’elle ne se lève

Que bien plus tard

Que la lune parfaite

Emplisse son coeur

Dévore ses pleurs

Au delà de sa quête

 

C’est une enfant perdue

Dans un monde qui nous tue

Une enfant sans soleil

Sans nature sans sommeil

Où les fantômes, les ombres,

Les images de nos rêves

Nous obsèdent chaque fois

Que nos paupières se ferment

 

Ce monde méconnaissable

Nous invite à bêcher

Des lacs asséchés

Une terre infleurissable

Une fillette de quatre ans

Sans lumière sans couleur

Travaille la douleur

De ses frères innocents

 

C’est une enfant perdue

Dans un monde qui nous tue

Une enfant sans soleil

Sans nature sans sommeil

Où les fantômes, les ombres,

Les images de nos rêves

Nous obsèdent chaque fois

Que nos paupières se ferment

Dizains escargotiens

Ces culs serrés

Qui se donnaient

Des airs affranchisés

Sous la moiteur de L’Elysée

Tête éminente

Pavillon mouvant

Marchant culotte moulée

Coiffe mouillée

Sueur de leur cauchemar

Inventé

 

La main tendue

A l’enfant hagard

Pouce mordu

Regard perlant

A qui l’on promet

Des paradis absents

Des terres d’esclandres

Des parcs Disneylands

Destins stériles

Et puérils

 

Une épuisante lancée

Un maniement du peuple

Qui s’instruit qui avance

Au son des promesses périmées

L’idiotie collective

Dont la croyance bouleverse

Comme un espoir obsolète

Du bonheur à venir

Un mouvement oppressant

Fugace atermoiement

 

Telle la Portugaise

Cheville blessée

Sang sur le téton

Qui allaite son rejeton

Et ceux des infertiles

Epuisée elle s’abstient

Jusqu’aux lands enfantines

De poursuivre son chemin

Elle s’abandonne elle baise

Le front de son gamin

 

Feignasse ! Brame la foule

Nourris en marchant

Sers-toi de la houle

Pour te porter devant

Sois fière sous pavillon

D’afficher tes couleurs

Ton devoir et les pleurs

De ton petit garçon

La preuve de tes douleurs

N’est qu’hallucination

 

La jeune femme y laisse son souffle

Tels les effluves d’un parfum

Un bouche à bouche futile et vain

Avec les larmes la salive

Et le cri des putains

Que périsse cette veine patriotique

Du ventre qu’on l’extirpe

Comme on retire le Ténia

On a marché longtemps

C’était pas mal

 

Sonnet marotique

Il dépasse les bornes hautes

Sa gourmandise me lassa

Le caresser de-ci de-là

Pousser toujours plus loin la faute

 

J’entrepris de bloquer mon hôte

Dans ses ardeurs quand il osa

Folâtre palper de son doigt

Mon cul un jour de Pentecôte

 

Ma main intègre pris la sienne

Aisément elle devint mienne

De mes lèvres je la goûtai

 

Quand ses segments ma dent croqua

Son sang ma langue savoura

On reste âme seule apaisée

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